Définition
Le RNB est défini comme le PIB augmenté des recettes nettes en provenance de l'étranger au titre des salaires et traitements et des revenus de la propriété.
Les salaires et traitements en provenance de l'étranger sont ceux qui sont perçus par des résidents, c'est-à-dire par des personnes qui vivent et consomment essentiellement sur le territoire économique du pays considéré mais travaillent à l'étranger (ce qui est courant dans les régions frontalières), ou des personnes qui vivent et travaillent à l'étranger uniquement pour de brèves périodes (travailleurs saisonniers). Les travailleurs immigrés temporaires et les autres travailleurs migrants qui vivent à l'étranger pendant un an ou plus sont considérés comme des résidents du pays dans lequel ils sont employés. Ces personnes peuvent envoyer une partie de leurs gains à des parents dans leur pays d'origine, mais ces envois de fonds sont assimilés à des transferts entre ménages résidents et non résidents et ne sont pas comptabilisés dans les recettes nettes en provenance de l'étranger au titre des salaires et traitements.
Les revenus de la propriété en provenance de l'étranger sont les intérêts, les dividendes et la totalité ou une partie des bénéfices non distribués des entreprises étrangères contrôlées en tout ou partie par des résidents. Dans la plupart des pays, la différence entre le PIB et le RNB est essentiellement imputable aux recettes nettes de revenus de la propriété. Il est à noter que les bénéfices non distribués des entreprises étrangères contrôlées par des résidents peuvent ne pas revenir effectivement aux résidents en question, et que dans certains pays, le rapatriement des bénéfices est soumis à des restrictions. Les rentrées de bénéfices non distribués constituent une imputation ; en l'absence de transaction effective, il faut comptabiliser une sortie imputée d'un montant identique. Cette sortie imputée est traitée comme une transaction financière (des bénéfices réinvestis à l'étranger). Les pays qui détiennent des stocks importants d'investissements directs à l'étranger peuvent afficher des rentrées considérables de revenus de la propriété en provenance de l'étranger et donc un RNB élevé, alors même qu'une grande partie de ces revenus de la propriété ne sont peut-être jamais effectivement rapatriés, et s'ajoutent en fait à l'investissement direct à l'étranger.
La dépréciation, qui est déduite du RNB pour obtenir le RNN, représente la perte de valeur marchande des immobilisations - logements, bâtiments, machines, matériel de transport, pouvant prendre la forme d'infrastructures matérielles, logiciels, etc. - sous l'effet de l'usure et de l'obsolescence.
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